Ce hadith nous montre le grand mérite de la parole -La Ilaha Illa Allah- mais il nous montre également que le fait de la prononcer uniquement avec la langue sans comprendre son sens et sans avoir complété ses conditions ne va pas profiter à celui qui l’a prononcé de cette manière dans l’au-delà.
L’imam ‘Abder Rahman Ibn Hassan Al Cheikh (mort en 1285) a dit dans Fath Al Majid p 44 « Celui qui atteste de -La Ilaha Illa Allah- est celui qui prononce cette parole en connaissant son sens et en agissant par ce qu’elle induit que se soit dans son for intérieur comme dans ses actes extérieurs. Ainsi il faut forcément pour les deux attestations de foi la science, la certitude et agir par ce qu’elles induisent,
comme Allah a dit:
- Sache qu’il n’y a pas d’autre divinité qui mérite d’être adorée par justice si ce n’est Allah-
[Sourate Muhammad verset 19]
et il a dit également: -Sauf ceux qui attestent de la vérité alors qu’ils savent- [Sourate Zoukhrouf n°43 verset 86].
Par contre le fait de prononcer cette parole sans comprendre son sens, sans en avoir la certitude et sans mettre en pratique ce qu’elle induit comme désaveux de l’association, comme sincérité dans les paroles et les actes (la parole du coeur et de la langue et les actes du coeur et des membres) alors ceci ne profite en rien par consensus ».