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Hadith Riyad as-Salihine n° 58

Recueil : Riyad as-Salihine · Hadith n° 0058

Riyad as-Salihine · n° 0058

عن أبي هريرة ، رضي الله عنه ، قال‏:‏ قال رسول الله صلى الله عليه وسلم ‏:‏ ‏ « ‏غزا نبي من الأنبياء صلوات الله وسلامه عليهم فقال لقومه‏:‏ لا يتبعني رجل ملك بضع امرأة‏.‏ وهو يريد أن يبني بها ولما يبن بها، ولا أحد بنى بيوتا لم يرفع سقوفها، ولا أحد اشترى غنما أو خلفات وهو ينتظر أولادها‏.‏ فغزا فدنا من القرية صلاة العصر أو قريباً من ذلك، فقال للشمس‏:‏ إنك مأمورة وأنا مأمور، اللهم احبسها علينا، فحبست حتى فتح الله عليه، فجمع الغنائم، فجائت -يعني النار- لتأكلها فلم تطعمها، فقال ‏:‏ إن فيكم غلولاً، فليبايعني من كل قبيلةٍ رجل، فلزقت يد رجل بيده فقال‏:‏ فيكم الغلول، فلتبايعني قبيلتك، فلزقت يد رجلين أو ثلاثة بيده فقال‏:‏ فيكم الغلول‏:‏ فجاؤوا برأس مثل رأس بقرة من الذهب، فوضعها فجاءت النار فأكلتها، فلم تحل الغنائم لأحد قبلنا، ثم أحل الله لنا الغنائم لما رأى ضعفنا وعجزنا فأحلها لنا‏ »‏ ‏(‏‏(‏متفق عليه‏)‏‏)‏ ‏.‏

(رياض الصالحين رقم ۵۸)

D’après Abou Hourayra (رضي الله عنه), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit :« L’un des anciens Prophètes (عليه السلام) entreprit une campagne militaire. Il dit à son peuple : « Que s’abstiennent de me suivre celui qui vient d’épouser une femme et qui n’a pas encore eu avec elle les rapports qu’il désirait. Celui qui a construit une maison et n’en a pas encore posé la toiture. Celui qui a acheté des bêtes enceintes et qui attend la venue de leurs petits ». Quand il fut proche de la cité qu’il voulait assaillir ce fut l’heure de la prière de l’après-midi (‘Asr) ou un peu avant. (Il ne lui restait donc peu de temps pour mener sa bataille avant la prière du Maghreb). Il dit au soleil : « Tu es sous les ordres (d’Allah) comme je le suis moi-même. Seigneur Allah, arrête pour nous sa course ! » et le soleil s’arrêta jusqu’à ce qu’Allah lui donnât victoire. Il fit un tas de butin et le Feu du ciel vint pour le dévorer (en signe d’agrément d’Allah) mais n’en fit rien (Allah refusait cette offrande). Il dit : « L’un de vous a dérobé quelque chose de ce butin. Qu’un homme de chaque tribu s’avance pour me faire acte d’allégeance ! ». Quand la main de l’un d’eux toucha celle du Prophète, ce dernier lui dit : « Le voleur est dans ta tribu ». Ils apportèrent alors une tête d’or, comme la tête d’une vache. Il la plaça sur le reste du butin et le feu vint cette fois le dévorer. Il faut vous dire en effet que les butins de guerre n’ont jamais été permis à aucune nation avant nous (les Musulmans). Puis Allah nous les rendit licites en voyant notre faiblesse et notre pauvreté ».

(Ryad As Salihine Hadith n°58, Rapporté par Al Boukhari et Mouslim).