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Livre des Mérites des compagnons

16 hadiths

Sahih Mouslim · n° 2381

عن أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، أَنَّ أبي بكر الصديق، حَدَّثَهُ قَالَ نَظَرْتُ إِلَى أَقْدَامِ الْمُشْرِكِينَ عَلَى رُءُوسِنَا وَنَحْنُ فِي الْغَارِ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْ أَنَّ أَحَدَهُمْ نَظَرَ إِلَى قَدَمَيْهِ أَبْصَرَنَا تَحْتَ قَدَمَيْهِ فَقَالَ ‏ « ‏ يَا أَبَا بَكْرٍ مَا ظَنُّكَ بِاثْنَيْنِ اللَّهُ ثَالِثُهُمَا ‏ »‏

(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٣٨١)

D’après Anas ibn Malik (qu’Allah l’agrée), qu’Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) a rapporté ainsi: Je voyais les pieds des polythéistes très proche de nous lorsque nous étions dans la grotte, j’ai dit au Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui): Si l’un d’entre eux regardait sous ses pieds il nous verrait. Alors le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Que penses-tu ô Abou Bakr de deux personnes dont Allah est le troisième ».

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2381)
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Rapporté également par Boukhari dans son Sahih n°3653

Ce verset et ce hadith mentionnent l’histoire du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) et de Abou Bakr lorsqu’ils sont partis de La Mecque pour se rendre à Médine. Les mécréants les cherchaient et ils se sont cachés dans une grotte.

Il y a dans ces deux textes un grand mérite de Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) et le fait qu’il est meilleur que les compagnons de Moussa.

En effet, Allah a dit dans l’histoire de Moussa qui avançait avec son peuple vers la mer et que les troupes de Pharaon étaient derrière eux: « Au lever du soleil ils les poursuivirent. Puis quand les deux groupes se sont vus les compagnons de Moussa ont dit: Nous allons certes être rejoints. Il a dit: Certes non! Il y a avec moi mon Seigneur qui va me guider ».

(Sourate Chou’ara n°26 verset 60 à 62)
Écoutez la sourate Ach Chou’ara (26)
Une magnifique récitation psalmodiée, sous-titrée en anglais, sur YouTube
Sahih Mouslim · n° 2387

عن عائشة رضي الله عنها قالت: قال رسول الله صلى الله عليه و سلم في مرضه : ادْعِي لِي أَبَا بَكْرٍ وَأَخَاكِ حَتَّى أَكْتُبَ كِتَابًا فَإِنِّي أَخَافُ أَنْ يَتَمَنَّى مُتَمَنٍّ وَيَقُولَ قَائِلٌ أَنَا أَوْلَى ‏.‏ وَيَأْبَى اللَّهُ وَالْمُؤْمِنُونَ إِلاَّ أَبَا بَكْرٍ

(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٣٨٧)

D’après Aicha (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit durant sa maladie:« Appelle Abou Bakr, ton père et ton frère (1) afin que j’écrive un message car je crains que quelqu’un espère ou dise qu’il est plus en droit (2) que lui alors que Allah et les croyants n’acceptent que Abou Bakr ».

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2387)
Comprendre ce hadith2 points d’explication · lecture 1 min
1

Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) était le père de Aicha (qu’Allah l’agrée) et son frère en Islam.

2

plus en droit de diriger les musulmans.

Ce hadith est clair sur le fait que celui qui était le plus en droit de diriger les musulmans après la mort du Messager d’Allah (ﷺ) était Abou Bakr (qu’Allah l’agrée).

Sahih Mouslim · n° 2401

عن عائشة رضي الله عنها قالت : كان رسول الله صلى الله عليه وسلم مضطجعا في بيتي كاشفا عن فخذيه فاستأذن أبو بكر رضي الله عنه فأذن له وهو على تلك الحال فتحدث ثم استأذن عمر رضي الله عنه فأذن له وهو كذلك فتحدث ثم استأذن عثمان رضي الله عنه فجلس رسول الله صلى الله عليه وسلم وسوى ثيابه فدخل فتحدث فلما خرج قلت : دخل أبو بكر رضي الله عنه فلم تهتش له ولم تباله ثم دخل عمر رضي الله عنه فلم تهتش له ولم تباله ثم دخل عثمان فجلست وسويت ثيابك ! فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم : ألا أستحي من رجل تستحي منه الملائكة

(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٠١)

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) était allongé dans ma maison avec la cuisse découverte lorsque Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) demanda la permission d’entrer. Il lui donna la permission d’entrer alors qu’il était dans cette position et parla (*). Puis ‘Omar (qu’Allah l’agrée) demanda la permission d’entrer. Il lui donna la permission d’entrer alors qu’il était dans cette position et parla (*). Puis ‘Othman (qu’Allah l’agrée) demanda la permission d’entrer alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) s’est assis a remis son habit en place et alors ‘Othman (qu’Allah l’agrée) est entré et le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) lui parla. Lorsqu’il est sorti, j’ai dit : Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) est entré et alors tu n’as rien fait de particulier pour l’accueillir et tu n’as pas fait particulièrement attention à lui. Puis ‘Omar (qu’Allah l’agrée) est entré et tu n’as rien fait de particulier pour l’accueillir et tu n’as pas fait particulièrement attention à lui. Puis lorsque ‘Othman est entré tu t’es assis et tu as remis ton habit en place ! Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Ne dois-je par faire preuve de pudeur avec un homme vis-à-vis duquel les anges font preuve de pudeur ! ».

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2401)
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*

C’est à dire que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) parla à Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) puis à ‘Omar (qu’Allah l’agrée).

Sahih Mouslim · n° 2404

عن سعد بن أبي وقاص رضي الله عنه قال : خلف رسول الله صلى الله عليه وسلم علي بن أبي طالب رضي الله عنه في غزوة تبوك . فقال : يا رسول الله ! تخلفني في النساء والصبيان ؟ فقال : أما ترضى أن تكون مني بمنزلة هارون من موسى ؟ غير أنه لا نبي بعدي

(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٠٤)

D’après Sa’d Ibn Abi Waqas (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a désigné comme responsable Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée) lors de la bataille de Tabouk. Alors Ali a dit: Ô Messager d’Allah! Tu me mets comme responsable pour les femmes et les enfants? Le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) lui a dit: « N’es-tu pas satisfais d’être pour moi ce qu’était Haroun pour Moussa sauf qu’il n’y a pas de prophète après moi ».

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2404)
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Rapporté par l’imam Boukhari dans son Sahih n°4416

Sahih Mouslim · n° 2408

عن زيد بن أرقم رضي الله عنه قال : قام رسول الله صلى الله عليه وسلم يوما فينا خطيبا بخما بين مكة والمدينة . فحمد الله وأثنى عليه ووعظ وذكر ثم قال : أما بعد ألا أيها الناس ! فإنما أنا بشر يوشك أن يأتي رسول ربي فأجيب . وأنا تارك فيكم ثقلين : أولهما كتاب الله فيه الهدى والنور فخذوا بكتاب الله واستمسكوا به . فحث على كتاب الله ورغب فيه ثم قال : وأهل بيتي ! أذكركم الله في أهل بيتي أذكركم الله في أهل بيتي أذكركم الله في أهل بيتي

(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٠٨)

D’après Zayd Ibn Arqam (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) se leva un jour parmi nous et nous a fait un discours alors que nous étions dans un endroit qui s’appelle Khama entre La Mecque et Médine. Il a loué Allah et lui a fait des éloges. Il a exhorté et rappelé puis il a dit: « Ô vous les gens! Certes je ne suis qu’un homme à qui le messager de son Seigneur va bientôt venir et je vais lui répondre (1). Je vous ai laissé deux choses d’une lourde importance: la première est le livre d’Allah, il s’y trouve la guidée et la lumière, prenez le livre d’Allah et accrochez vous à lui ». Alors il a exhorté et appelé vers le livre d’Allah puis il a dit: « Et les gens de ma maison, je vous rappelle Allah concernant les gens de ma maison, je vous rappelle Allah concernant les gens de ma maison, je vous rappelle Allah concernant les gens de ma maison (2) ».

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2408)
Comprendre ce hadith2 points d’explication · lecture 1 min
1

C’est à dire: -Je vais bientôt mourir-.

2

Ceci montre qu’il faut aimer les croyants qui font partie de la famille du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) pour leur proximité du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

Par contre cet amour doit être un amour conforme à l’Islam et il ne faut donc pas exagérer en prétendant que les gens de sa famille sont infaillibles, qu’ils connaissent l’invisible, les invoquer en dehors d’Allah…

Sahih Mouslim · n° 2410

عن عائشة رضي الله عنها قالت : أَرَقَ رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ ذاتَ ليلةٍ فقال : ليتَ رجلًا صالحًا من أصحابي يحرسُني الليلةَ وسمعْنا صوتَ السِّلاحِ فقال رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ : من هذا ؟ قال : سعدُ بنُ أبي وقاصٍ يا رسولَ اللهِ ! جئتُ أحرسُك قالت عائشةُ : فنام رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ حتّى سمعتُ غطيطَه

(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤١٠)

D’après ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) : Une nuit le Prophète (ﷺ) a veillé et il a dit : « Si seulement un homme pieux parmi mes compagnons venait monter la garde pour moi cette nuit (*) ». Nous avons entendu un bruit d’arme et le Prophète (ﷺ) a dit : « Qui est-ce ? ». La personne a dit : C’est Sa’d Ibn Abi Waqas ô Messager d’Allah ! Je suis venu pour monter la garde pour toi. ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) a dit : Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dormi au point où j’ai entendu ses ronflements.

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2410)
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*

Ceci a eu lieu dans une situation où le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) craignait le mal de ses ennemis.

Sahih Mouslim · n° 2417

عن أبي هريرة رضي الله عنه أنَّ رسولَ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ كان على حراءٍ هو وأبو بكرٍ وعمرَ وعثمانَ وعليَّ وطلحةَ والزبيرَ رضي الله عنهم فتحركت الصخرةُ فقال رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ : اهدأ فما عليك إلا نبيٌّ أو صِدِّيقٌ أو شهيدٌ

(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤١٧)

D’après Abou Houreira (qu’Allah l’agrée) : Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) était sur la montagne Hira (1) avec Abou Bakr, ‘Omar, ‘Othman, ‘Ali, Talha et Zoubayr (qu’Allah les agrée tous) lorsqu’un rocher a bougé . Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Ne bouge pas. Il n’y a sur toi qu’un prophète, un véridique ou un martyr (2) ».

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2417)
Comprendre ce hadith2 points d’explication · lecture 1 min
1

C’est une montagne à proximité de La Mecque.

2

Le véridique est Abou Bakr (qu’Allah l’agrée) et ‘Omar, ‘Othmane, ‘Ali, Talha et Zoubayr (qu’Allah les agrée) sont tous morts en martyr.

Sahih Mouslim · n° 2430

عن علي بن أبي طالب رضي الله عنه قال النّبي صلّى الله عليه و سلّم : خيرُ نسائِها مريمُ بنتُ عمرانَ وخيرُ نسائِها خديجةُ بنتُ خويلدٍ

(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٣٠)

D’après ‘Ali Ibn Abi Talib (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit:« La meilleure de ses femmes (1) est Maryam Bint ‘Imran (2) et la meilleure de ses femmes est Khadidja Bint Khouwaylid (3) ».

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2430)
Comprendre ce hadith3 points d’explication · lecture 1 min
1

Le pronom -ses- renvoie vers la vie d’ici-bas.

Ainsi le sens du hadith est que chacune de ces deux femmes était la meilleure des femmes de la vie d’ici-bas à son époque.

(Charh Sahih Mouslim de l’imam Nawawi)
2

Maryam Bint ‘Imran était la mère du Prophète d’Allah ‘Issa (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

3

Khadidja Bint Khouwaylid (qu’Allah l’agrée) est la première épouse du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne s’est marié avec aucune autre femme du vivant de Khadidja (qu’Allah l’agrée).

Elle est décédée trois ans avant l’émigration du Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) de La Mecque vers Médine.

Sahih Mouslim · n° 2435

عن عروة قالت عائشة رضي الله عنها : ما غِرْتُ على امرأةٍ ما غِرْتُ على خديجةَ رضي الله عنها ولقد هلكت قبلَ أن يتزوَّجني بثلاثِ سنين لما كنتُ أسمعُه يذكُرها ولقد أمرَه ربّه أن يُبَشِّرها ببيتٍ من قصبٍ في الجنةِ وإن كان ليذبحُ الشاةَ ثمّ يُهديها إلى خلائِلها

(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٣٥)

D’après ‘Orwa, ‘Aicha (qu’Allah l’agrée) a dit : Je n’ai pas été jalouse vis-à-vis d’une femme comme je l’ai été vis-à-vis de Khadidja (qu’Allah l’agrée) (1). Elle est morte trois ans avant que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) ne se marie avec moi. J’étais jalouse car je l’entendais la mentionner en disant que Son Seigneur lui a ordonné de lui annoncer la bonne nouvelle d’une maison de perles dans le paradis et il égorgeait une brebis et l’offrait à ses amies proches (*).

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2435)
Comprendre ce hadith2 points d’explication · lecture 1 min
1

Khadidja Bint Khouwaylid (qu’Allah l’agrée) est la première épouse du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

Il ne s’est marié avec aucune autre femme de son vivant.

Elle est décédée trois ans avant l’émigration du Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) de La Mecque vers Médine.

2

C’est à dire que le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) sacrifiait une bête qu’il offrait ensuite aux amies de Khadidja (qu’Allah l’agrée).

Sahih Mouslim · n° 2438

عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّهَا قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ أُرِيتُكِ فِي الْمَنَامِ ثَلاَثَ لَيَالٍ جَاءَنِي بِكِ الْمَلَكُ فِي سَرَقَةٍ مِنْ حَرِيرٍ فَيَقُولُ هَذِهِ امْرَأَتُكَ ‏.‏ فَأَكْشِفُ عَنْ وَجْهِكِ فَإِذَا أَنْتِ هِيَ فَأَقُولُ إِنْ يَكُ هَذَا مِنْ عِنْدِ اللَّهِ يُمْضِهِ ‏ »‏ ‏.‏

(رواه مسلم في صحيحه رقم ۲۴۳۸)

D’après ‘Aïcha -qu’Allâh l’agrée- qu’elle ait dit :« Le Messager d’Allâh -ﷺ- a dit : « Je t’ai vu dans mon rêve dans trois nuits : l’Ange t’as ramenée dans une étoffe de soie en me disant : celle-ci est ta femme. Je découvrais alors ton visage et je trouvais que c’était toi.» Je disais : si cela provient d’Allâh, Il le réalisera.»

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2438)
Sahih Mouslim · n° 2448

عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّهَا قَالَتْ جَلَسَ إِحْدَى عَشْرَةَ امْرَأَةً فَتَعَاهَدْنَ وَتَعَاقَدْنَ أَنْ لاَ يَكْتُمْنَ مِنْ أَخْبَارِ أَزْوَاجِهِنَّ شَيْئًا قَالَتِ الأُولَى زَوْجِي لَحْمُ جَمَلٍ غَثٌّ عَلَى رَأْسِ جَبَلٍ وَعْرٍ لاَ سَهْلٌ فَيُرْتَقَى وَلاَ سَمِينٌ فَيُنْتَقَلَ ‏.‏ قَالَتِ الثَّانِيَةُ زَوْجِي لاَ أَبُثُّ خَبَرَهُ إِنِّي أَخَافُ أَنْ لاَ أَذَرَهُ إِنْ أَذْكُرْهُ أَذْكُرْ عُجَرَهُ وَبُجَرَهُ ‏.‏ قَالَتِ الثَّالِثَةُ زَوْجِي الْعَشَنَّقُ إِنْ أَنْطِقْ أُطَلَّقْ وَإِنْ أَسْكُتْ أُعَلَّقْ ‏.‏ قَالَتِ الرَّابِعَةُ زَوْجِي كَلَيْلِ تِهَامَةَ لاَ حَرٌّ وَلاَ قُرٌّ وَلاَ مَخَافَةَ وَلاَ سَآمَةَ ‏.‏ قَالَتِ الْخَامِسَةُ زَوْجِي إِنْ دَخَلَ فَهِدَ وَإِنْ خَرَجَ أَسِدَ وَلاَ يَسْأَلُ عَمَّا عَهِدَ ‏.‏ قَالَتِ السَّادِسَةُ زَوْجِي إِنْ أَكَلَ لَفَّ وَإِنْ شَرِبَ اشْتَفَّ وَإِنِ اضْطَجَعَ الْتَفَّ وَلاَ يُولِجُ الْكَفَّ لِيَعْلَمَ الْبَثَّ ‏.‏ قَالَتِ السَّابِعَةُ زَوْجِي غَيَايَاءُ أَوْ عَيَايَاءُ طَبَاقَاءُ كُلُّ دَاءٍ لَهُ دَاءٌ شَجَّكِ أَوْ فَلَّكِ أَوْ جَمَعَ كُلاًّ لَكِ ‏.‏ قَالَتِ الثَّامِنَةُ زَوْجِي الرِّيحُ رِيحُ زَرْنَبٍ وَالْمَسُّ مَسُّ أَرْنَبٍ ‏.‏ قَالَتِ التَّاسِعَةُ زَوْجِي رَفِيعُ الْعِمَادِ طَوِيلُ النِّجَادِ عَظِيمُ الرَّمَادِ قَرِيبُ الْبَيْتِ مِنَ النَّادِي ‏.‏ قَالَتِ الْعَاشِرَةُ زَوْجِي مَالِكٌ وَمَا مَالِكٌ مَالِكٌ خَيْرٌ مِنْ ذَلِكِ لَهُ إِبِلٌ كَثِيرَاتُ الْمَبَارِكِ قَلِيلاَتُ الْمَسَارِحِ إِذَا سَمِعْنَ صَوْتَ الْمِزْهَرِ أَيْقَنَّ أَنَّهُنَّ هَوَالِكُ ‏.‏ قَالَتِ الْحَادِيَةَ عَشْرَةَ زَوْجِي أَبُو زَرْعٍ فَمَا أَبُو زَرْعٍ أَنَاسَ مِنْ حُلِيٍّ أُذُنَىَّ وَمَلأَ مِنْ شَحْمٍ عَضُدَىَّ وَبَجَّحَنِي فَبَجِحَتْ إِلَىَّ نَفْسِي وَجَدَنِي فِي أَهْلِ غُنَيْمَةٍ بِشَقٍّ فَجَعَلَنِي فِي أَهْلِ صَهِيلٍ وَأَطِيطٍ وَدَائِسٍ وَمُنَقٍّ فَعِنْدَهُ أَقُولُ فَلاَ أُقَبَّحُ وَأَرْقُدُ فَأَتَصَبَّحُ وَأَشْرَبُ فَأَتَقَنَّحُ ‏.‏ أُمُّ أَبِي زَرْعٍ فَمَا أُمُّ أَبِي زَرْعٍ عُكُومُهَا رَدَاحٌ وَبَيْتُهَا فَسَاحٌ ‏.‏ ابْنُ أَبِي زَرْعٍ فَمَا ابْنُ أَبِي زَرْعٍ مَضْجِعُهُ كَمَسَلِّ شَطْبَةٍ وَيُشْبِعُهُ ذِرَاعُ الْجَفْرَةِ ‏.‏ بِنْتُ أَبِي زَرْعٍ فَمَا بِنْتُ أَبِي زَرْعٍ طَوْعُ أَبِيهَا وَطَوْعُ أُمِّهَا وَمِلْءُ كِسَائِهَا وَغَيْظُ جَارَتِهَا ‏.‏ جَارِيَةُ أَبِي زَرْعٍ فَمَا جَارِيَةُ أَبِي زَرْعٍ لاَ تَبُثُّ حَدِيثَنَا تَبْثِيثًا وَلاَ تُنَقِّثُ مِيرَتَنَا تَنْقِيثًا وَلاَ تَمْلأُ بَيْتَنَا تَعْشِيشًا ‏.‏ قَالَتْ خَرَجَ أَبُو زَرْعٍ وَالأَوْطَابُ تُمْخَضُ فَلَقِيَ امْرَأَةً مَعَهَا وَلَدَانِ لَهَا كَالْفَهْدَيْنِ يَلْعَبَانِ مِنْ تَحْتِ خَصْرِهَا بِرُمَّانَتَيْنِ فَطَلَّقَنِي وَنَكَحَهَا فَنَكَحْتُ بَعْدَهُ رَجُلاً سَرِيًّا رَكِبَ شَرِيًّا وَأَخَذَ خَطِّيًّا وَأَرَاحَ عَلَىَّ نَعَمًا ثَرِيًّا وَأَعْطَانِي مِنْ كُلِّ رَائِحَةٍ زَوْجًا ‏.‏ قَالَ كُلِي أُمَّ زَرْعٍ وَمِيرِي أَهْلَكِ فَلَوْ جَمَعْتُ كُلَّ شَىْءٍ أَعْطَانِي مَا بَلَغَ أَصْغَرَ آنِيَةِ أَبِي زَرْعٍ ‏.‏ قَالَتْ عَائِشَةُ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ « ‏ كُنْتُ لَكِ كَأَبِي زَرْعٍ لأُمِّ زَرْعٍ ‏ »‏ ‏.‏

(رواه مسلم في صحيحه رقم ۲۴۴۸)

A’icha رضي الله عنها a dit :« Onze femmes se réunirent et décidèrent de s’imposer l’obligation de ne rien cacher les unes aux autres des faits et gestes de leurs maris. – La première prit la parole et dit : « Mon mari est de la chair de chameau maigre placée sur le sommet d’une montagne. Il n’a pas de plaine qu’on puisse gravir, ni de graisse qu’on puisse emporter;. (elle fait allusion à sa vanité et à son mauvais caractère) ». « Je ne dirai rien sur mon mari, dit la seconde, car je craindrai de ne pas arriver jusqu’au bout, si je fais mention de ses défauts aussi visibles qu’invisibles ». « Mon grand diable de mari, dit la troisième, si j’en parle, je serai répudiée et si je me tais, je serai délaissée ni épouse ni divorcée ». « Mon mari, dit la quatrième, est comme la nuit du Tihâma, ni chaud, ni froid. Il ne m’inspire ni crainte, ni dégoût ». (Elle fait ainsi allusion à son bon caractère et à son bonheur avec lui) ». « Quand, dit la cinquième, mon mari entre à la maison, il est comme un guépard, mais lorsqu’il sort, c’est un lion, il ne s’inquiète pas de ce qui s’était passé (à la maison) ». « Mon mari, dit la sixième, mélange (tout) quand il mange et boit tout quand il boit. S’il se couche, il s’emmitoufle et n’introduit pas la main pour connaître mes soucis (littéralement: le chagrin) ».(Elle veut dire qu’il ne couche presque pas avec elle). « Mon mari, dit la septième, est dans les illusions à outrance – ou suivant une variante – dans la paresse à outrance ; Il est plat, ne vaut rien et a tous les vices possibles, il vous fend le crâne (pour plaisanter) ou vous blesse (pour punir), ou même vous fait l’une et l’autre de ces deux choses ». « Les attouchements de mon mari, dit la huitième, sont doux comme ceux du lièvre et son parfum est celui du zerneb ». (Elle veut exprimer son bonheur auprès de lui à cause de son caractère généreux) ». « Mon mari, dit la neuvième, est noble et généreux; il est de haute stature; et est très hospitalier ; Sa maison est pour ainsi dire près de tout homme qui l’appelle (mot à mot) ». « Mon mari, dit la dixième, est un Mâlik et comme il est bon Mâlik ! Personne n’est égale à lui. Il possède des nombreux chameaux que l’on fait souvent agenouiller (pour les traire et donner du lait aux hôtes), mais qu’on n’envoie que rarement au pâturage (afin de les avoir sous la main pour les égorger s’il arrive un hôte). Quand ces chameaux entendent le bruit des cithares (pour accueillir cérémonieusement les visiteurs), ils sont certains qu’ils n’ont plus longtemps à vivre ». « Mon mari, dit la onzième, c’est ‘Abû Zar`. Ah! quel homme que ‘Abû Zar`! Il a comblé mes oreilles de bijoux et donné de l’embonpoint à mes biceps. Il m’a donné la joie et je suis heureuse auprès de lui. Il m’a trouvée chez des gens n’ayant que quelques moutons, dans un hameau et m’a emmenée chez des gens ayant chevaux, chameaux dépiquant des grains et épluchant leurs légumes. Quand je lui parle, il ne me critique pas. Je me couche et dors jusqu’au matin. Je bois à ma soif. La mère de ‘Abû Zar`! Ah ! quelle mère que celle de ‘Abû Zar`! Ses approvisionnements sont abondants et sa maison est vaste. Et le fils de ‘Abû Zar`! Ah ! quel fils que celui de ‘Abû Zar`! Sa couche est pareille à une lame dégainée, une épaule de chevreau suffit à le rassasier. Et la fille de ‘Abû Zar`! Ah ! quelle fille que celle de ‘Abû Zar`! Elle obéit à son père; elle obéit à sa mère; elle remplit bien ses vêtements et elle excite l’envie de ses voisines. Et la servante de ‘Abû Zar`! Ah ! quelle servante que celle de ‘Abû Zar`! Elle ne répand pas au dehors les propos que nous tenons entre nous; elle ne gaspille pas nos provisions; elle ne remplit pas notre maison d’ordures, au contraire, elle en prit soin. ‘Abû Zar`, mon mari, étant sorti pendant que les outres étaient agitées pour faire le beurre, rencontra une femme ayant avec elle deux enfants pareils à deux guépards qui jouaient avec deux grenades (Il s’agit de seins fortement développés) qu’ils faisaient passer sous sa taille (alors qu’elle était couchée). Il me répudia et épousa cette femme. Alors j’épousai un homme généreux et de bonne naissance. Il monta sur un cheval agile, prit une lance de khat et le soir il revint vers moi avec un nombreux troupeau. Il me donna une paire de chacun des animaux qu’il avait ramenés en me disant : Mange, Ô ‘Umm Zar`, et approvisionne ta famille. Eh bien ! j’aurais réuni tout ce qu’il m’avait donné, que cela n’eût pas suffi à remplir le plus petit des chaudrons de ‘Abû Zar`». « Et, ajouta `A’icha, l’Envoyé d’Allah صلى الله عليه وسلم me dit : J’ai été pour toi comme ‘Abû Zar` pour ‘Umm Zar`».

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2448)
Sahih Mouslim · n° 2457

عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما قال النّبي صلّى الله عليه وسلّم : أُرِيت الجنّةَ فرأيتُ امرأةَ أبي طلحةَ ثمّ سمعتُ خَشْخَشَةً أمامي فإذا بلالٌ

(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٥٧)

D’après Jabir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée lui et son père), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « On m’a montré le paradis (1) et j’ai vu la femme de Abou Talha (2) puis j’ai entendu un bruit devant moi et il s’agissait de Bilal ». (3)

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2457)
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1

C’est-à-dire en rêve.

2

Il s’agit de Oum Souleym (qu’Allah l’agrée).

3

Il s’agit de Bilal Ibn Rabah (qu’Allah l’agrée).

Sahih Mouslim · n° 2459

عن عبدالله بن مسعود رضي الله عنه قال : لما نزلت هذه الآية ‘ ليس على الذين آمنوا وعملوا الصالحات جناح فيما طعموا إذا ما اتقوا وأمنوا ‘ إلى آخر الآية . قال لي رسول الله صلى الله عليه وسلم : قيل لي : أنت منهم

(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٥٩)

D’après ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) : Lorsque ce verset est descendu: -Il n’y a pas de mal pour ceux qui croient et pratiquent les bonnes oeuvres concernant ce qu’ils ont mangé, pourvu qu’ils pratiquent la taqwa (1), qu’ils croient et pratiquent les bonnes oeuvres puis qu’ils pratiquent la taqwa et croient puis qu’ils pratiquent la taqwa et soient bienfaisants. Et Allah aime les bienfaisants- (2), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) m’a dit: « On m’a dit que tu fais partie de ceux là (3) ».

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2459)
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1

La taqwa d’Allah est un terme qui signifie que la personne va mettre entre elle et le châtiment d’Allah une protection en pratiquant ce qu’Allah a ordonné et en délaissant ce qu’Il a interdit.

2

Il s’agit du verset 93 de la sourate Al Maida n°5.

3

C’est à dire que l’ange qui a révélé le verset au Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) lui a également révélé que ‘Abdallah Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) faisait partie des gens décrits dans le verset.

Écoutez la sourate Al Maida (5)
Une magnifique récitation psalmodiée, sous-titrée en anglais, sur YouTube
Sahih Mouslim · n° 2471

عن جابر بن عبدالله رضي الله عنهما قال : لمّا كان يومُ أحدٍ جيءَ بأبي مُسْجًى وقد مُثِّلَ بهِ فأردتُ أن أرفعَ الثّوبَ فنهاني قومي ثمّ أردتُ أن أرفعَ الثّوبَ فنهاني قومي فرفعَه رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ أو أمر بهِ فرُفِعَ فسمع صوتَ باكيةٍ فقال رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ : من هذه ؟ فقالوا : بنتُ عمرو أو أختُ عمرو فقال رسولُ اللهِ صلَّى اللهُ عليهِ وسلَّمَ : ولم تَبكي ؟ فما زالت الملائكةُ تُظِلُّه بأجنحتِها حتّى رُفِعَ

(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٤٧١)

D’après Jabir Ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée lui et son père) : Le jour de Ouhoud (1) on a amené la dépouille de mon père (2) qui avait été mutillée. J’ai voulu lever le vêtement mais mon peuple me l’a interdit. J’ai voulu le lever de nouveau mais mon peuple me l’a interdit. Alors le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) l’a levé ou a ordonné qu’il soit levé et il a entendu une femme pleurer. Il a dit : « Qui est-ce ? ». Ils ont dit : La fille de ‘Amr ou sa soeur. (3) Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Et pourquoi est-ce que tu pleures ?! Les anges n’ont cessé que le couvrir avec leurs ailes jusqu’à ce qu’il soit élevé (4) ».

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2471)
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1

Ouhoud est le nom d’une montagne proche de Médine et auprès de laquelle il y a eu une grande bataille entre les musulmans et les associateurs durant la troisième année après l’émigration du Messager d’Allah (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) de La Mecque vers Médine.

2

Il s’agit de ‘Abdallah Ibn Haram (qu’Allah l’agrée) qui est mort en martyr lors de la bataille de Ouhoud.

3

C’est à dire la sœur de ‘Abdallah Ibn Haram (qu’Allah l’agrée) ou sa tante.

4

C’est à dire qu’il a été honoré par les anges qui se sont rassemblés et empressés auprès de lui afin de faire monter son âme.

(Voir Minnatoul Moun’im Charh Sahih Mouslim 4 p 124)
Sahih Mouslim · n° 2531

عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه قال : صلَّينا المغربَ مع رسولِ اللهِ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ ثم قلنا : لو جلَسْنا حتى نصلِّيَ معه العشاءَ ! فجلَسْنا فخرج علينا فقال : ما زلتُم ههنا ؟ قلنا : يا رسولَ اللهِ ! صلَّينا معك المغربَ ثمّ قلنا : نجلس حتى نصلِّيَ معك العشاءَ قال : أحسنتُم فرفع رأسَه إلى السماءِ وكان كثيرًا مما يرفع رأسَه إلى السماءِ فقال : النّجومُ أمَنَةٌ للسماءِ فإذا ذهبتِ النجومُ أتى السماءَ ما توعد وأنا أمنةً لأصحابي فإذا ذهبتْ أتى أصحابي ما يوعدون وأصحابي أمنةٌ لأمتي فإذا ذهب أصحابي أتى أمتي ما يُوعدون

(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٥٣١)

D’après Abou Moussa Al Ach’ari (qu’Allah l’agrée) : Nous avons prié la prière du maghreb avec le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) puis nous avons dit : Si nous restions jusqu’à prier le ‘icha avec lui ! Alors nous sommes restés assis et le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) est venu à nous et a dit : « Vous êtes restés ici ? » Nous avons dit : Ô Messager d’Allah ! Nous avons prié le maghreb avec toi puis nous avons dit que nous allions rester jusqu’à prier le ‘icha avec toi. Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Vous avez bien fait ! » Le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a alors levé le regard vers le ciel, et souvent il levait la tête vers le ciel, et a dit : « Les étoiles sont une sécurité pour le ciel. Lorsqu’elles disparaitront, il arrivera aux cieux ce qui a été promis. Je suis une sécurité pour mes compagnons et lorsque je disparaitrai il arrivera à mes compagnons ce qui leur a été promis (1). Et mes compagnons sont une sécurité pour ma communauté (2), lorsqu’ils disparaitront il arrivera à ma communauté ce qui lui a été promis ». (3)

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2531)
Comprendre ce hadith3 points d’explication · lecture 2 min
1

C’est-à-dire les guerres, les épreuves, l’apostasie des bédouins…

2

L’imam Ibn Qayim (mort en 751 du calendrier hégirien) a dit : « Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a informé que ses compagnons (qu’Allah les agrée tous) ont, vis-à-vis de ceux qui vont venir après eux, la place que lui avait vis-à-vis de ses compagnons (qu’Allah les agrée tous).

Ainsi, il est évident que l’exemple qui a été pris dans ce hadith montre l’obligation pour la communauté de suivre les compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée tous) de la même manière qu’il leur était à eux obligatoire de suivre le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui).

Ainsi s’il était possible qu’ils se trompent dans les avis juridiques qu’ils ont donné et que ce soit ceux qui sont venus après qui aient eu la vérité, alors ce serait ceux qui sont venus après qui seraient une sécurité pour les compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée tous) or cela est impossible et contraire au texte prophétique ».

(I’lam Al Mouwaqi’in vol 5 p 576)
3

C’est-à-dire les innvovations, les égarements, les groupes égarés…

(Minnatoul Moun’im Charh Sahih Mouslim vol 4 p 158)
Sahih Mouslim · n° 2542

عن أسير بن جابر قال : كان عمر بن الخطاب رضي الله عنه إذا أتى عليه أمداد أهل اليمن سألهم : أفيكم أويس بن عامر؟ حتى أتى على أويس فقال : أنت أويس بن عامر ؟ قال : نعم قال : من قرن ؟ قال : نعم قال : فكان بك برص فبرأت منه إلا موضع درهم ؟ قال : نعم قال : لك والدة ؟ قال : نعم قال : سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول : يأتي عليكم أويس بن عامر مع أمداد أهل اليمن من قرن كان به برص فبرأ منه إلا موضع درهم له والدة هو بها بر لو أقسم على الله لأبره فإن استطعت أن يستغفر لك فافعل فاستغفر لي فاستغفر له…

(رواه مسلم في صحيحه رقم ٢٥٤٢)

D’après Ouseyr Ibn Jabir : Lorsque les compagnies militaires venant du Yémen arrivaient vers ‘Omar Ibn Al Khattab (qu’Allah l’agrée), il disait : Y a t-il parmi vous Ouways Ibn ‘Amir ? Puis, lorsqu’il trouva Ouways, il dit : Tu es Ouways Ibn ‘Amir ? (1) Ouways a dit : Oui. ‘Omar (qu’Allah l’agrée) a dit : De la tribu de Qaran ? Ouways a dit : Oui. ‘Omar (qu’Allah l’agrée) a dit : Tu étais malade de la peste puis tu as guéri sauf l’espace équivalent à un dihram ? (2) Ouways a dit : Oui. ‘Omar (qu’Allah l’agrée) a dit : Ta mère est vivante ? Ouways a dit : Oui. ‘Omar (qu’Allah l’agrée) a dit : J’ai entendu le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) dire : « Il y a un homme dont le nom est Ouways Ibn ‘Amir qui va venir vers vous avec les compagnies militaires des gens du Yémen. Il est de la tribu de Qaran. Il était malade de la peste et en a guéri sauf l’espace équivalent à un dihram. Il a une mère avec laquelle il a un très bon comportement. Si cet homme jurait qu’Allah allait faire une chose, Allah l’aurait rendu véridique. (3) Si tu peux faire en sorte qu’il demande le pardon en ta faveur alors fais-le ! ». ‘Omar (qu’Allah l’agrée) a dit : Ainsi demande le pardon en ma faveur ! Et Ouways a demandé le pardon en sa faveur…

(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2542)
Comprendre ce hadith3 points d’explication · lecture 1 min
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Il s’agit de Ouways Ibn ‘Amir Al Qarani (mort en 37 du calendrier hégirien).

Dans une autre version de ce hadith qui est également rapportée par Mouslim dans son Sahih, le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit : « Certes, le meilleur des tabi’ins (la génération après les compagnons du Prophète) est un homme de la tribu de Qaran que l’on appelle Ouways ».

2

C’est-à-dire qu’il restait sur sa peau une trace blanche de la peste de la taille d’une pièce de monnaie.

3

C’est-à-dire que s’il avait juré qu’Allah allait faire telle ou telle chose, Allah aurait fait la chose comme il l’avait dit pour l’honorer et le préserver d’avoir à faire une quelconque compensation pour ce serment.

(Voir Charh Sahih Mouslim de l’imam Nawawi 16/165)